Exécuté sommairement le 9 juin 1944 au lieu-dit Combeauvert, commune de Janaillat (Creuse) ; résistant FTPF.

Selon Marc Parrotin dans son Mémorial de la Résistance creusoise (op. cit.), il serait le dernier inconnu du massacre de Combeauvert, le 9 juin 1944. Juif réfugié dans le village de Maisonnisses, près de Sardent dans la Creuse, il s’engagea à une date inconnue dans un maquis FTPF de la Creuse, la 2103ème compagnie. Cette compagnie appelée aussi La Royère, du nom du lieu-dit sur la commune de Sardent (Creuse) où elle s’était installée à l’automne 1943, prit plus tard le nom de compagnie Brunet du nom de Gabriel Brunet, un jeune maquisard communiste, exécuté sommairement par les Allemands le 7 septembre 1943 sur la commune voisine de Maisonnisses. Le 7 juin 1944, le lieutenant-colonel « François » (Albert Fossey), chef départemental des FFI de la Creuse et du Cher dirigea la première libération de Guéret à la tête des maquis de la Creuse. Il concentra pour cette opération plusieurs maquis creusois. Et parmi elles la 2103ème compagnie FTP qui arriva à Guéret à l’aube du 7 juin 1944. Elle fut engagée dès le début de l’action, contre l’un des points de résistance allemand, l’hôtel Saint-François, place Bonnyaud, siège de la Kommandantur. André Mangel participa à cette première libération de la ville mais fut ensuite porté disparu. L’hypothèse de Marc Parrotin est qu’il appartenait au convoi parti de Guéret le 9 juin pour rejoindre le secteur de Bourganeuf. En effet un véhicule armé transportant les FTP de la 2103ème compagnie se repliant vers leur base de Royère et dans lequel se trouvait peut-être André Mangel se trouva face en tout début d’après-midi, vers 14 h 30, sur la route de Guéret, au lieu-dit Combeauvert à une unité SS de la division Das Reich qui remontait vers le nord pour boucler l’encerclement de Guéret. Après un bref mais violent combat qui dura une vingtaine de minutes et qui fit plusieurs morts, les blessés et prisonniers dont peut-être André Mangel furent rassemblés au carrefour de Combeauvert contre un talus et exécutés sommairement. Deux résistants ne furent pas rapidement identifiés et furent inhumés, anonymement, en 1947 dans l’ossuaire de Combeauvert. L’un d’eux Roger Richard ne fut identifié après recherches de la famille qu’en 1951. Le dernier pourrait donc être André Mangel. Toute personne qui pourrait apporter des informations sur ce résistant peut prendre contact avec le dictionnaire Maitron.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Maisonnisses.
Sources

SOURCES : Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Mémorial genweb.

Michel Thébault

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