Né le 25 mai 1914 à Herrlisheim-près-Colmar (Bas-Rhin), exécuté sommairement par le SD le 2 décembre 1943 à Vichy (Allier) ; réfugié juif, victime civile.

Portrait de Jean-Isaac Weill
Jean Weil est le fils de Gustave Weill, né en 1881 à Herrlisheim, décédé en 1930, et de son épouse Laure Schick, née en 1893 à Urbès et décédée à Colmar le 6 octobre 1962. Il eut un frère.
Le 2 décembre 1943, des membres du SD de Vichy se rendirent à la Maison Lorrain, Société françaises d’Importation et d’Exportation, 13 rue Belin à Vichy, où travaillaient M. Jean Weill ou Weil, Madame Jeanne Philippe, et sa fille Jacqueline, pour les arrêter.
Jean Weill était un israélite se cachant sous l’identité de René Pothier. Il tenta de s’enfuir et fut abattu de deux balles rue Gambetta par son poursuivant. Celui-ci rejoignit immédiatement une voiture stationnée à proximité avec 3 membres du SD à son bord. Jean Weill mourut pendant son transfert à l’hôpital. Interrogé par le policier français chargé de l’enquête au moment du drame, le policier allemand se vanta d’avoir abattu un Juif.
Madame Philippe et sa fille furent arrêtées immédiatement puis déportées. Elles mourront le 25 janvier 1944 au camp d’Auschwitz (Pologne).
Le nom de Jean Weill figure sur le Monument aux enfants Morts pour la France à Vichy.
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 180 : crimes de guerre. Meurtre de Jean Weill, déportation de Madame Philippe et sa fille .— http://judaisme.sdv.fr/histoire/shh/htrhin/WeillJI.html .— http://www.afmd-allier.com .— Mémorialgenweb. —Généanet.

Eric Panthou

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