Né le 26 octobre 1913 à Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine), fusillé comme otage le 22 octobre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; agent d’assurances ; résistant gaulliste.

Fils de Victor Saunier, marin, et de Célestine Berthelot, ménagère, Victor Saunier, célibataire, exerçait la profession d’agent d’assurances à Saint-Suliac. Il apportait de l’aide aux prisonniers de guerre évadés.
Arrêté le 1er octobre 1941 à son domicile par l’Abwehr, il fut accusé par les autorités allemandes d’activités en faveur des Anglais.
Selon l’étude de Berlière et Liaigre (Le sang des communistes), Victor Saunier aurait fourni de faux renseignements en tant qu’informateur des Allemands qui le suspectaient donc de travailler pour les services de renseignements alliés.
Emprisonné au camp de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis), condamné à mort le 20 octobre 1941, il a été fusillé comme otage au Mont-Valérien le 22 octobre 1941 à 15 heures en représailles à l’exécution du feldkommandant Karl Hotz le 20 octobre 1941 à Nantes. Quatre autres victimes partagèrent son sort. Voir André Ribourdouille.
Reconnu « Mort pour la France », son nom est inscrit sur les monuments de Saint-Suliac, du Mont-Valérien et sur la stèle commémorative aux cinquante otages de Nantes.
Le 8 mars 2010, a été inaugurée une plaque devant sa maison de Saint-Suliac.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 2, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), Éd. de l’Atelier, 2005. – Site des Anciens Combattants d’Ille-et-Vilaine, « Mémoire de guerre » . – MémorialGenweb . — État civil.

Alain Prigent, Serge Tilly

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