Né le 5 juillet 1924 à Paris (IXe arr.), déclaré disparu le 19 juin 1944 à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) ; FFL-BOA ; FFC.

« À la mémoire des patriotes et parachutistes fusillés par les Allemands le 18 juillet 1944 »
Sur le monument de Rimaison
Sur le monument de Rimaison
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Deux inconnus
Sépultures de deux inconnus </br>dans le carré 1939-1945</br> de la nécropolede Sainte-Anne-d'Auray
Sépultures de deux inconnus
dans le carré 1939-1945
de la nécropolede Sainte-Anne-d’Auray
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
René Halimbourg (que Roger Leroux appelle René-Alain Bour) fut l’adjoint d’Édouard Paysant, devenu en juin 1944 le responsable du Bureau des opérations aériennes (BOA) de la France libre du bloc Bretagne, sous le pseudonyme de [Trouvère]. Chargé de coder les messages, il fit partie avec Édouard Paysant, l’agent de liaison Marie Croisé [Irène] et deux radios, de l’équipe BOA qui s’installa en juin 1944 près du maquis de Saint-Marcel (Morbihan) pour y organiser la réception de parachutages.
Le 19 juin 1944, au lendemain des combats de Saint-Marcel, alors que le maquis se dispersait, l’équipe se scinda en trois groupes de trois personnes. René Halimbourg fit partie du groupe d’Édouard Paysant et de Marie Croisé, qui emmena le matériel radio, les codes et les coordonnées des terrains de parachutage. Le groupe déposa le matériel radio au moulin de Callac à Plumelec (Morbihan), puis fut rejoint par Marguerite Neulat [peudonyme dans la Résistance : Marie], qui venait d’échapper à des soldats russes dans le bourg voisin de Saint-Aubin. La traction avant à bord de laquelle ils s’apprêtaient à quitter Plumelec fut interceptée par des soldats russes. Trouvés porteurs d’armes, des codes et d’une forte somme d’argent, ils furent considérés comme une prise importante et transférés à Pontivy (Morbihan). Détenus dans l’École primaire supérieure de jeunes filles qui servait de lieu de détention et d’interrogatoire, ils furent torturés.
Marie Croisé et Marguerite Neulat déportées à Ravensbrück par le convoi parti de Pantin le 15 août 1944 survécurent à la déportation.

Selon le site Mémoire des hommes, René Halimbourg aurait disparu le 19 juin 1944 à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan).
Selon René Le Guénic, la confrontation d’un entretien avec Françoise Comte, la fille d’Édouard Paysant, avec la description des deux inconnus fusillés le 18 juillet 1944 à Rimaison, notée dans les registres des décès de 1944 en mairie de Bieuzy-les-Eaux, laisse supposer que ces deux corps pourraient être ceux de René Halimbourg et d’Édouard Paysant.

Registre des décès de Bieuzy-les-Eaux :
« Corps n° 5 - Acte de décès n° 21 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : taille environ 1m72 ; vêtements, veste et pantalon bleus, marque La Belle Jardinière ; souliers montants cloutés.
Dressé le 29 juillet par Nous , Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. ».
« Corps n° 13 - Acte de décès n° 28 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : chaussures Richelieu marron clair ; chaussettes lie de vin tachetées jaune et blanc ; pantalon lainage bleu uni ; cravate bleue à rayures espacées rouges et blanches ; couteau rouge avec tire-bouchon marque Café du Brésil ; mouchoir rayures rouges et noir marqué H. E.
Dressé le 29 juillet par Nous , Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. ».

D’abord inhumés dans le cimetière de Bieuzy-les-Eaux, les corps de ces deux « inconnus » furent transférés en 1961 dans la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan).

René Halimbourg a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 51 026. — SHD, Vincennes, GR 16 P 283782. — Arch. munic. Bieuzy-les-Eaux, dossier communiqué par Léon Quilleré, maire de Bieuzy-les-Eaux et exposition " Rimaison " Bieuzy-les-Eaux 18 juillet 1944 - 15 juillet 2017, réalisée par Yves Jouan. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Fasse-Bretagne, Quéven, 2013. — " Bieuzy-les-Eaux : crimes de guerre du 18 juillet 1944 ", dossier mis en ligne le 30 septembre 2016 sur le Blog de Kristian Hamon. — État-civil, Bieuzy-les-Eaux (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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