Né le 6 novembre 1922 à Saint-Égève (Isère), sommairement exécuté le 18 ou le 19 octobre 1943 à Tréminis (Isère) ; mécanicien ; moniteur d’éducation physique ; élève officier au camp d’instruction-école de cadres de Tréminis ; homologué Forces françaises de l’Intérieur avec le grade d’aspirant.

Jean, Baptiste AMIGONI
Jean, Baptiste AMIGONI
Jean AMIGONI était le fils de Jean et de Genova Fantini. Il avait quatre frères et une soeur.
Il devint orphelin à 13 ans et fut confié à la garde de son tuteur, Louis Bouchez, militaire en retraite.
Ouvrier d’usine, militant de la Jeunesse Communiste, il fut une grande figure sportive. Il appartenait à l’Association Sportive Ouvrière (A.S.O.), adhérente à la Fédération Sportive Gymnique de Travail (FSGT). Grâce à des athlètes comme Jean Amigoni, l’ASO avait une notoriété dans la région des Alpes. Il excellait dans la course à pied et au football, mais il pratiquait d’autres disciplines pour son plaisir. Il avait un don pour faire participer les plus jeunes aux activités sportives.
Mais la guerre et la défaite mirent un terme prématuré à sa carrière sportive.
Affecté au chantier de jeunesse de Rumilly (Haute-Savoie) en 1942, il en déserta en 1943 pour ne pas être soumis au S.T.O..
Début juin 1943, il rejoignit le maquis du Camp Rozan à Tréminis (Isère) avec son ami André Coutelier.
Ce maquis appartenait au dispositif Maurienne Dévoluy et relevait de l’organisation Service national Maquis.
Il devint élève officier sous le commandement du Commandant Pierre Kullmann.
Dans la nuit du 18 au 19 octobre 1943, conduits par un traitre, 200 militaires allemands attaquèrent les maquis de Tréminis.
Jean Amigoni, qui était de garde à l’avant-poste, fut surpris par les Allemands, mais eut le temps de donner l’alerte.
Blessé aux jambes, il fut soigné par les Allemands mais devant son refus d’indiquer l’emplacement du camp, il fut sommairement exécuté d’une balle dans la tête.
Le 22 octobre 1944, des Allemands, dont un officier, signalèrent au maire de Tréminis la présence du corps sur un sentier au lieu-dit "canton forestier de Claude".
Il fut identifié grâce à une lettre trouvée sur le cadavre.
Inhumé tout d’abord au cimetière de Tréminis, Jean Amigoni fut ensuite enterré au cimetière de Saint-Égrève.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué Forces françaises de l’Intérieur avec le grade d’aspirant.
Il fut décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent et de la médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume.
Une rue de Saint-Égrève porte son nom ainsi que le sentier où fut retrouvé son corps à Tréminis. Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Égrève et sur le monument commémoratif à la mémoire des combattants du dispositif Maurienne Dévoluy à Tréminis.
Notice provisoire
Sources

Sources : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’Oppression : 3808W 537 — SHD Vincennes GR 16 P 11316 — AVCC Caen AC 21 P 7141 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — https://anacr-saintegreve.jimdo.com › résistants › rue-jean-amigoni

Jean-Luc Marquer

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