Né le 16 août 1925 à Avignon (Vaucluse), mort au combat le 11 août à Bains (Haute-Loire) ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur.

Fils de Joseph louis et de Berthe Joséphine Merle, Pierre Viret était célibataire en 1944 et habitait 2 rue du Pont Saint-Martin à Avignon.
On ignore quand il rejoignit la Résistance. Selon Didier Valette, il était réfractaire au STO.
Le 11 août 1944, le capitaine Seigle, commandant du maquis de Rougeac (Haute-Loire), fut arrêté avec son chauffeur Lucien Cornern par les Allemands en traversant la commune de Bains (Haute-Loire). Ignorant que le commandant avait été immédiatement transféré au Puy-en-Velay, Serge Zapalski alias colonel Gevolde donna l’ordre au groupe Seigle, essentiellement composé de russes déserteurs de l’armée allemande, stationné à Rougeac, et au groupe Georges, stationné à Vergezac, d’attaquer les Allemands à Bains.
Les pertes furent lourdes pour les résistants moins bien armés et moins nombreux que les Allemands. Pierre Viret figure parmi les victimes.
Il a été reconnu Mort pour la France, inhumé à L’Isle-sur-la-Sorgue.
Son nom figure sur le monument aux Morts de Bains et sur une plaque au nom des six victimes à Bains. Il figure aussi sur une plaque commémorative de la mairie d’Avignon.
Sources

SOURCES : Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983. — Mémorialgenweb. — AVCC Caen, AC 21 P 168109, dossier Pierre Viret (nc). — SHD Vincennes, GR 16 P 597327, dossier Pierre Viret (nc). — Didier Valette on Twitter : "#Bains - 11 août 1944.

Eric Panthou

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