Né le 11 août 1928 à Brioude (Haute-Loire), exécuté sommairement le 21 juin 1944 à Brioude ; maçon ; victime civile.

Fils de Jean et de Jeanne, née Pradel, ménagère, Abel Jonget était célibataire et habitait Brioude. Il exerçait la profession de maçon.
Le 21 juin 1944, une forte colonne allemande venant de Clermont-Ferrand arriva à Brioude après que le poste allemand de Brioude, avec une quarantaine d’hommes, ait été attaqué par les FTP du camp Wodli le matin. Les Allemands bloquèrent toutes les issues de la ville et arrêtèrent tous les hommes de 18 à 50 ans. Abel Jonget, âgé de 16 ans seulement fut appréhendé par une patrouille sur le chemin de l’Aviation, à 150 mètres de son domicile et on lui ordonna malgré son jeune âge de rejoindre les autres hommes. Il prit peur et s’enfuit à travers champs. Il fut abattu de plusieurs tirs à la poitrine par une seconde patrouille le prenant pour un fuyard. Deux soldats vinrent fouiller le corps, croyant trouver des papiers du maquis. Le lieutenant allemand exprima ses regrets aux autorités.
35 hommes furent pris en otage en représailles de l’attaque des FTP et de nombreuses maisons brûlées.
Son nom figure sur le Monument aux Morts de Brioude.
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 56 : crimes de guerre à Brioude. — "Il y a soixante-douze ans, les Nazis ont mis la ville à feu et à sang après une attaque du maquis", La Montagne, édition Brioude, 21 juin 2016. — Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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