Né le 26 juin 1916 à Nice (Alpes-Maritimes) ; mort au combat le 15 juin 1944 à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) ; sans profession connue ; résistant de l’Armée Secrète, homologué officier des Forces françaises de l’Intérieur

Tombe 5, Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère)
Tombe 5, Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère)
Photo : Thierry Pinel, Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0
Armand, Ange Israël était le fils de Albert, Alphonse, Aaron, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, et de Marie, Calixte, Antonine, Alexandrine Guérin, son épouse.
Il habitait 2 rue de la Quarantaine à Lyon Ve arr. (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon.
Du 1er mai au 11 septembre 1939, il suivit le peloton des élèves officiers de réserve à l’école militaire d’artillerie et fut nommé au grade d’aspirant de réserve dans l’artillerie métropolitaine.
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis du Vercors, secteur 8 de l’AS Isère à partir du 9 juin 1944. Il servit comme officier avec le grade de sous-lieutenant.
Deux compagnies de maquisards s’étaient installées à Saint-Nizier-du-Moucherotte afin de tenter de verrouiller l’accès au massif du Vercors par la route venant de Grenoble.
Le 13 juin 1944, l’état-major allemand lança un bataillon pour forcer le passage et, en cas de succès, pouvoir effectuer une première reconnaissance du dispositif du maquis.
Faiblement armés, les maquisards eurent du mal à tenir la position. L’arrivée de la compagnie Chabal fit tourner le combat en leur faveur et les troupes allemandes rebroussèrent chemin.
Le 15 juin 1944 à l’aube, après un tir d’artillerie lourde, les Allemands attaquèrent en force avec l’appui de leur aviation et l’aide de miliciens.
C’est au cours de cette seconde bataille qu’Armand Israël mourut à son poste de combat vers 9 heures, au lieu dit "Charvet".
Saint-Nizier-du-Moucherotte fut incendié et les hameaux de Charvet, des Guillets, des Michallons, de la Rochetière, des Roux furent entièrement détruits après pillage.
Armand Israël obtint la Mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur.
Il fut décoré de la médaille de Médaille Militaire à titre posthume.
La tombe 5 de la Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte porte son nom.
Son nom figure sur le monument aux morts de Villard-de-Lans (Isère) et sur la station 5 du Chemin de Croix qui part de l’Essarton jusqu’à Valchevrière en passant par Bois Barbu, départementale D215C à Villard-de-Lans.


Notice provisoire


Voir : Saint-Nizier-du Moucherotte
Voir : Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte
Sources

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 302300 (à consulter) ; GR 19 P 38/16 — AVCC Caen, AC 21 P 49215 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — JORF Gallica — État civil

Jean-Luc Marquer

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