Né le 9 novembre 1920 à Sainte-Ménehould (Marne), exécuté le 23 juin 1944 à Albertville (Savoie) ; ouvrier d’usine ; résistant ; FTP-FFI.

La stèle érigée en 1981 à Grignon</br> par le Souvenir français et l'ANACR
La stèle érigée en 1981 à Grignon
par le Souvenir français et l’ANACR
SOURCE :
Brochure Les Glières Blanches 23 juin 1944
Dans le hall de l'Hôtel de ville</br> de Sainte-Ménehould
Dans le hall de l’Hôtel de ville
de Sainte-Ménehould
Sur le monument aux morts</br> de Sainte-Ménehould
Sur le monument aux morts
de Sainte-Ménehould
Dans le cimetière du Château</br> à Sainte-Ménehould
Dans le cimetière du Château
à Sainte-Ménehould
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Collin était le fils d’Eugène Collin, mécanicien à la Compagnie de l’Est, et de Marie Juliette Augustine Guillaumet, sans profession. Célibataire, Il était domicilié à Sainte-Ménehould (Marne).

Réfractaires au Service du travail obligatoire STO, Jean Collin et son frère cadet Pierre Collin, quittèrent Sainte-Ménehould en 1943. Ensemble ils se rendirent en Savoie et se firent embaucher aux aciéries d’Ugine dont le personnel avait été maintenu sur place et dont la production était destinée à l’Allemagne.

En juin 1944, les deux frères Collin rejoignirent les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans la compagnie 92-01 dite Compagnie de Partisans, au sein du groupe franc Casimir Wrona.
Le 21 juin, le groupe Wrona attaqua le poste allemand de Beaufort-sur-Doron, puis se replia sur Arêches, où il fut encerclé le lendemain par des troupes allemandes alertées et arrivées en renfort. Quelques maquisards parvinrent à se replier, plusieurs furent tués sur place. Jean Collin et Pierre Collin firent partie des trente-et-un FTPF faits prisonniers, transférés à Beaufort, puis exécutés à la mitraillette le 23 juin 1944 au lieu-dit les Glières blanches, aux confins des communes de Grignon et d’Albertville.
Les frères Collin firent partie des douze fusillés qui ont pu être immédiatement identifiés. Leur acte de décès qui fixe leur mort à dix-sept heures a été dressé en mairie d’Albertville le 25 juin 1944 sous leur identité.
Les obsèques religieuses des fusillés et leur inhumation ont eu lieu en présence du maire d’Albertville, Joseph Mugnier.

La famille Collin a été particulièrement éprouvée. Lors de la libération de Sainte-Ménehould, le 30 août 1944, un troisième fils, Roger Collin, a été exécuté dans la cour de l’hôpital par des soldats allemands battant en retraite.

Les frères Collin sont inhumés à Sainte-Ménehould dans le Cimetière du Château, où une plaque rappelle le souvenir des « trois frères morts pour la France ».

Jean Collin a été reconnu « Mort pour la France ». Le titre d’Interné-résistant lui a été décerné, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 2 avril 1959, publié au JO du 8 avril 1959.

En Savoie, les noms de Jean Collin et de Pierre Collin sont inscrits sur la stèle élevée dans le quartier des Glières blanches, rattaché en 1970 à la commune de Grignon. Ils figurent aussi sur le monument aux morts d’Ugine, et sur le monument de la Résistance d’Albertville.
À Sainte-Ménehould dans la Marne, les noms des trois frères Collin sont inscrits sur la plaque « 1939-1945 » apposée dans le hall de l’hôtel de ville. Jean Collin figure sur la liste des « Morts au champ d’honneur 1939-1945 » du monument aux morts.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 733 016. – SHD, Vincennes, GR 16 P 137 784. - Arch. Dép. Marne, M 4774, Fusillés ou exécutés par les Allemands. – Arch. Dép. Savoie, 1382 W 232, 961 W 31. – Arch. Mun. Albertville (série H, fusillés 1944-1946).– " La Résistance en Savoie », cd-rom, AERI-Fondation de la Résistance, 2012. – Mairie de Grignon, " Les Glières blanches, 23 juin 1944 " (photo), 23 juin 2019. – Mémorial GenWeb. – État civil, Sainte-Ménehould (acte de naissance) ; Albertville (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, Michel Aguettaz

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