Né le 31 décembre 1921 à Ermont (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), fusillé apès condamnation le 4 juillet 1944 au stand de tir du ministère de l’Air à Paris (XVe arr.) ; employé à la SNCF ; résistant FTPF.

Fils de Gustave, employé aux Chemins de fer du Nord, et d’Eugénie, journalière, Roger Brias épousa le 3 avril 1943 Solange Verrier, en mairie de Bessancourt (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) ; le couple vivait dans la même ville au 41 Grande-Rue. Roger Brias s’engagea dans les FTP le 1er mars 1942. Il participa pour le compte de la Résistance le mercredi 29 mars 1944 à une opération avec Joseph Joly, Roger Poussereau, Jean Morice, Guy Gorget, Rémy Roussel et Bernard Le Disez. Les sept hommes armés dérobèrent huit tonnes de café à la gare des Docks de Saint-Ouen (Seine, Seine-Saint-Denis).
Ils entreposèrent leur butin dans un local 8 rue de la Main-d’Or à Paris (XIe arr.). Le 30 mars des policiers de la police de sécurité et du renseignement de la SS (Sipo-SD) bouclèrent les lieux. Il y eut un échange de coups de feu, Roger Brias fut blessé. Les policiers allemands saisirent une mitraillette Sten, deux revolvers, un 6,35 mm et un 7,65 mm.
Les sept hommes comparurent le 23 juin 1944 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Tous furent condamnés à mort pour « vol qualifié comme criminel ayant usé de violence ». Tous communièrent auprès de l’abbé Franz Stock sauf lui.
Le 4 juillet 1944, Roger Brias et ses compagnons furent passés par les armes au stand de tir du XVe arrondissement. Ils ont été inhumés au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Sur l’acte de naissance de Roger Brias la date de la mort qui figure est erronée (« 4 juillet 1945 » au lieu du 4 juillet 1944).
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 849. – AVCC, Caen, fusillé Boîte 5 B VIII, dossier 5 (Notes Thomas Pouty). – Adam Rayski, Au stand de tir. Le massacre des résistants. Paris 1942-1944, Éd. Mairie de Paris. – Franz Stock, Journal de guerre. Écrits inédits de l’aumônier du Mont Valérien, Cerf, 2017, p. 216. — État civil, Ermont.

Daniel Grason

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