Née le 31 juillet 1892 à Ogeu-les-Bains (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), abattue le 17 juillet 1944 à Buziet (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques)  ; cultivatrice ; victime civile.

Fille de Jean-Baptiste, cultivateur et de Marie Bauchou, ménagère, Marie-Louise Campagne épousa Jean Campagne, cultivateur, le 18 avril 1925 à Ogeu-les-Bains. Le couple eut une fille, Léa, et résidait à Buziet.
Le 17 juillet 1944, vers 14h00, une colonne allemande venant d’Oloron, encercla, attaqua le village de Buziet et investit la maison Anglade qui servait d’infirmerie et de poste de commandement. En effet, les hommes de la 10ème brigade avaient l’habitude de se faire soigner et de se reposer à la maison Anglade («  maison amie  ») à l’entrée du village. Au cours de l’attaque, la propriétaire, Anne Anglade et quatre guérilleros furent abattus. Les combattants espagnols ne disposaient que de deux pistolets. Ils firent face jusqu’à l’épuisement des munitions. Trois autres tentèrent de fuir mais furent capturés et exécutés. Mme Marie-Louise Campagne, agricultrice buziétoise âgée de 52ans, fut abattue au cours de l’attaque  : en voyant une ombre derrière une fenêtre d’une habitation, les soldats allemands ouvrirent le feu, tuant Mme Campagne. Ses obsèques eurent lieu le 19 juillet 1944. Elle fut inhumée au cimetière de Buziet
Les Espagnols étaient : Pinies Andrés, Carrion Diego, Amado Francisco, Andrés Pinies, Andrés Angel, Ferrando José, Gimenez Francisco, Gil Gregorio et Felipe Antonio.
Figurent également sur le monument des Guerrilleros españoles au cimetière de Buziet : Ruenes Antonio, Carmona Antonio, Zaragoza Benjamin, Sotomayor Agapito et Fernandez Antonio.


Les fusillés sommaires de Buziet le 17 juillet 1944
Marie-Louise Campagne a été exécutée sommairement le 17 juillet 1944 à Buziet (Basses-Pyrénées). Les victimes étaient au nombre de dix, essentiellement des maquisards espagnols, à l’exception de deux femmes, Marie-Louise Campagne et Anne Anglade. Les Allemands les abattirent à bout portant chez elles alors qu’ils procédaient dans le village à l’encerclement de la maison Anglade où les maquisards de la 10e brigade de l’Agrupación de guerrilleros españoles — regroupés dans la forêt du Bager où se trouvait aussi le maquis Guy-Môquet (FTPF) —avaient installé un poste de secours.
Les huit Espagnols étaient : Pinies Andrés, Carrion Diego, Amado Francisco, Andrés Pinies, Andrés Angel, Ferrando José, Gimenez Francisco, Gil Gregorio et Felipe Antonio.
Figurent également sur le monument des Guerrilleros españoles au cimetière de Buziet : Ruenes Antonio, Carmona Antonio, Zaragoza Benjamin, Sotomayor Agapito et Fernandez Antonio.
Les fusillés sommaires de Buziet le 17 juillet 1944
Sources

SOURCE : Lettre du maire de Buziet au sous-préfet de d’Oloron, 18 octobre 1944, Arch. Dép. Pyrénées-Atlantiques. — Narcisse Falguera (éd.), Guerrilleros en terre de France. Les Républicains espagnols dans la Résistance française, Pantin, Le temps des cerises, Amicale des anciens guérilleros, 2004, 316 p. [p. 126]. — Notes de Jean-Claude Malé et d’André Balent. — Archives des Pyrénées-Atlantiques –- CERONI, Marcel. Corps Franc Pommies. Tome 1-2  ; La lutte ouverte. Amicale du Franc Pommiès  : 2007. — Archives de l’Association «  Les Basses Pyrénées dans la Seconde Guerre Mondiale  ».

Jean-Claude Malé, Audrey Galicy

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