Né le 1er janvier 1920 à Badajiez (Espagne), fusillé le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; résistant, membre du groupe FTP-MOI de l’UNE (Union nacional española).

Sur la stèle des fusillés</br> de la caserne du Colombier
Sur la stèle des fusillés
de la caserne du Colombier
Dans la nécropole nationale</br> de Sainte-Anne-d'Auray
Dans la nécropole nationale
de Sainte-Anne-d’Auray
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Domicilié selon certaines sources à Lorient (Morbihan), Tomas Hernandez Diaz fut arrêté fin mars 1944 en Ille-et-Vilaine lors d’une vaste opération de la Sipo-SD qui aboutit à l’arrestation de presque une centaine de républicains espagnols sur l’ensemble de la Bretagne. Ces arrestations furent consécutives à la trahison de deux membres du réseau.
Résistant espagnol, Tomas Hernandez Diaz était membre de l’UNE (Union nacional espanola, Union nationale espagnole). Le groupe de l’UNE, branche des Francs-tireurs et partisans-Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), lié organiquement au PCF espagnol clandestin, était placé sous les ordres de Florès Cano et d’Antonio Barrios Ures, selon un rapport de Louis Pétri. Membre des groupes armés du réseau « Deportistas », Tomas Hernandez Diaz participa aux attentats contre les cinémas de Rennes (Royal et Select), l’Hôtel du Commerce et contre des transformateurs électriques à Nantes et à Rennes. Il fut impliqué également dans trois déraillements de trains.
Neuf résistants espagnols furent impliqués dans cette affaire. Incarcéré à la prison Jacques-Cartier de Rennes, Tomas Hernandez Diaz a été condamné à mort le 7 juin 1944 pour « actes de franc-tireur » par le tribunal militaire FK 748 de Rennes. Il a été fusillé le lendemain 8 juin 1944 au Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine) avec ses huit autres camarades (Leoncio Molina Cabre, Pedro Florès Cano, Ramon Nieto Granero, Antonio Sebastian Molero, Lorenzo Montori Romeo, Dionisio Garcia Rubio, Teofilo Turcado Arenas et Antonio Barrios Ures).
Tomas Hernandez Diaz, dont le prénom a été francisé en « Thomas », est inhumé dans la nécropole nationale de Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan).
Il obtint la mention mort pour la France.

À Rennes, le nom de Tomas Hernandez Diaz est inscrit sur la stèle des fusillés de la caserne du Colombier et sur le monument de la Résistance élevé dans le cimetière de l’Est.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Ille-et-Vilaine 1045W50. – DAVCC, Caen, Liste S1744 (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). — SHD, Vincennes, GR16P 291 798 sans aucune mention. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 197. — J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), Éd. de l’Atelier, 2005. — Gabrielle Garcia, Isabelle Matas, La mémoire retrouvée des républicains espagnols. Paroles d’exilés d’Ille-et-Vilaine, Rennes, Éd. Ouest-France, 2005. — Renée Thouanel (sous la dir.), La Maltière (1940-1944), ouvrage collectif, Saint-Jacques-de-la-Lande, 2012. — Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson.

Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly

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