Né le 24 février 1915 à Annemasse (Haute-Savoie), fusillé le 9 février 1944 à Épinal (Vosges) ; magasinier ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Marié, père d’un enfant et demeurant à Saint-Dié (Vosges), Gustave Koeberlé était membre de l’OCM dans le groupe local. Il fut arrêté dans le département par la police judiciaire de Nancy, pour « actes de franc-tireur », après une attaque contre le commissariat de police organisée par le groupe, l’objectif étant de voler des tickets. De nombreux membres du groupe furent également arrêtés, dénoncés par la bonne d’un médecin de Saint-Dié, maîtresse d’un résistant qui était également au Parti populaire français (PPF) : Jean Dorner, René Barbier, Joseph Baumeler, Paul Jacquot, Henri Ketten, Jean Lalevée, Albert Leclerc, Jules Michler, Pierre Picard*, René Reinstadler, Jean Schmitt, Maurice Thiébaut.
Incarcérés à la prison Charles-III, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), puis à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 26 février 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain.
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) n’avait pas autorisé à formuler un recours en grâce.
Leur nom figure sur le monument des fusillés, à Épinal, dans le quartier de la Vierge.
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, B VII, 1072 ; B VIII Dossier 5 ; Liste S 1744, 311/44 ; Liste S 77/44 (Notes Thomas Pouty).

Frédéric Stévenot

Version imprimable